La grande majorité des plantes à fleurs sauvages ont besoin des pollinisateurs pour se reproduire : sans eux, des prairies entières finiraient par se taire. Côté nourriture, on cite souvent qu'environ trois quarts des types de cultures dans le monde profitent, à des degrés divers, d'une pollinisation animale — fruits, légumes, oléagineux, fruits à coque, café, cacao.
Mais soyons exacts, car c'est ici qu'on entend beaucoup d'exagérations. Les denrées qui nous nourrissent en volume — blé, riz, maïs — sont surtout pollinisées par le vent ou se fécondent seules. Donc non, la disparition des pollinisateurs ne signifierait pas une famine immédiate de l'humanité. En revanche, elle nous priverait de l'essentiel de la diversité de notre assiette (et des vitamines qui vont avec), ferait s'effondrer des pans entiers d'écosystèmes sauvages, et fragiliserait toute la chaîne du vivant qui en dépend. C'est considérable — sans avoir besoin d'être apocalyptique pour l'être.
Le déclin des pollinisateurs, lui, est bien réel et documenté : usage des pesticides, perte et fragmentation des habitats, monocultures sans fleurs, maladies. Plusieurs causes qui se combinent.
À retenir : les pollinisateurs sont vitaux pour la biodiversité et la diversité alimentaire — inutile de prétendre qu'on mourrait tous sans eux pour mesurer ce qu'on perdrait.